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Il existe de nombreuses raisons de s’opposer à l’avortement en général, et en particulier à la solution des délais actuellement en vigueur en Suisse : puisqu’il s’agit de la vie même des personnes humaines en devenir, l’opposition à l’avortement se doit être totale de la part de tous ceux qui prennent soin de la vie naissante.

Or l’initiative sur laquelle le peuple suisse devra se prononcer le 9 février prochain prévoit des exceptions à la règle : les interruptions de grossesse ne devraient plus être financées par l’assurance-maladie de base, « sous réserve de rares exceptions concernant la mère ». Que viennent faire ici les exceptions ? Quelles sont-elles ? Pareille formulation est si vague et ambiguë que les critères applicables à de tels cas pourraient s’étendre largement, jusqu’à couvrir quasiment l’entier des interruptions volontaires de grossesse.

Bien plus, on laisse bizarrement entendre qu’il y a de bons avortements et de mauvais avortements : certains seraient assez admissibles pour être financés par tous, tandis que d’autres sont réputés mauvais au point qu’on les sorte de l’assurance-maladie de base ! En clair, les initiants cautionnent par leur texte même la pratique abortive dans certains cas. Un tel soutien n’est pas le moindre paradoxe de l’initiative présentée au peuple.

D’ailleurs, la contradiction saute aux yeux si l’on prend garde à l’intitulé du texte soumis au vote : « Financer l’avortement est une affaire privée. »

Comme si le fléau de l’avortement était chose privée ! Avec 10'800 avortements annuels consignés dans les statistiques suisses, et plus de 200'000 en France, à qui fera-t-on croire qu’il s’agit d’une affaire privée ? Puisqu’est en jeu le bien le plus précieux qui relève de la société et de l’Etat, à savoir la vie des personnes humaines, puisqu’il s’agit justement du bien commun qu’une société doit promouvoir, puisqu’on porte atteinte à la vie des plus fragiles d’entre les humains que sont les embryons et les fœtus, ce n’est certainement pas une affaire privée de s’en préoccuper : c’est au contraire l’une des tâches prioritaires de la société dans son ensemble.

Renvoyer l’avortement, ne serait-ce que son financement, à la sphère privée, et cautionner certains avortements réputés assez « bons » pour être pris en charge par l’assurance-maladie, voilà une contradiction suffisante pour refuser cette initiative.

(Première partie de l'analyse consacrée à l'initiative "financer l'avortement est une affaire privée".)

Voir la suite: Avortement: une initiative irréfléchie ! http://www.pensees.ch/index.php/la-bioethique/debut/avortement-une-initiative-irreflechie

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